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Communiqué ANT : Le 20 novembre, Journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR)

2015-11-20 12:48

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image du TDoR

Nous relayons le communiqué de l'Association Nationale Transgenre (ANT) au sujet de la journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR – Transgender Day of Remembrance.

 

La haine doit être combattue quelles qu’en soient les motifs !

  

En cette année 2015, la journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR – Transgender Day of Remembrance) revêt une couleur particulière. En effet, une semaine avant, le 13 novembre le terrorisme a durement frappé la nation plongeant le pays tout d’abord dans la stupeur puis dans le deuil et le recueillement. L’Association Nationale Transgenre rend hommage aux victimes des attentats ainsi qu’aux personnels des diverses institutions de l’État qui ont contribué à sauver des vies et permettre à  la vie de retrouver sa place dans notre quotidien.

 

Cependant, ces évènements ne doivent pas masquer ce qui fait le quotidien des personnes transgenres dans le monde : meurtres, suicides, stérilisation d’état, viols, violences, judiciarisation, discriminations, menaces et insultes. Oui, la transphobie, c’est bien de la haine et non une opinion. Et elle tue aussi de manière violente ou insidieuse, mais toujours dans le plus grand silence et sans que les pouvoirs publics ne s’en préoccupent véritablement.

 

Cela se passe dans beaucoup de pays mais aussi en France, pays dit « des lumières », « des droits de l’homme », mais qui reste de marbre face à une telle situation. Et pourtant des pays en Europe montrent l’exemple comme le Danemark, Malte, l’Irlande qui ouvrent leurs législations pour respecter les droits humains des personnes transgenres en s’appuyant sur la Résolution 2048 du Conseil de l’Europe, notamment en ce qui concerne leur changement d’état civil fondé sur l’autodétermination. Mais au pays de Rousseau et de Voltaire, rien de tout cela malheureusement.

 

Certes, une proposition de loi sur la modification de la mention du sexe à l’état civil a été déposée début octobre par des députés PS, mais elle ne repose que sur le maintien d’un code civil archaïque et qui n’a pas d’autre ambition que de faire profil bas face aux intégristes religieux catholiques, chantres des stéréotypes de genre et du sexisme, œuvrant pour lutter contre le droit à l’avortement, le droit des femmes à disposer de leurs corps. De fait, le texte proposé ne changera rien à la situation actuelle pour les personnes transgenres : stérilisation, sexisme, psychiatrisation sous contrainte, jugements inégalitaires des tribunaux.

 

L’Association Nationale Transgenre demande au gouvernement et à tous les parlementaires sensibles aux droits humains et au respect de la diversité de ne pas céder à celles et ceux qui refusent d’accorder les mêmes droits aux humains en fonction de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre. Nous leur demandons d’ouvrir le changement d’état civil des personnes transgenres via une procédure démédicalisée et déjudiciarisée, librement et gratuitement, dans le respect de la résolution 2048 du Conseil de l’Europe. Les pays qui ont fait ce pas ne le regrettent pas et ont vu les droits humains avancer.

 

La Haine a de multiples facettes, mais elle amène les mêmes horreurs, les mêmes drames humains. Luttons ensemble contre celles-ci, sans distinction, avec la même force et les mêmes convictions républicaines.

 

Pour l'Association Nationale Transgenre,

Delphine Ravisé-Giard

Présidente

 

Mail : porte.parole@ant-france.eu

Site Internet : www.ant-france.eu

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